Conte picassien n°10 : l’orphelin perdu

Nous vous en avons déjà parlé sur le PicaBlog, les élèves de 6e du module « écriture », guidés par Mme Chevron (professeur documentaliste) et Mme Laignelet (professeure de français), ont créé deux recueils de contes, à découvrir sans modération et à lire… avec plaisir. Pour accompagner tranquillement la fin de l’année scolaire, nous vous proposons de découvrir, un par un, les 14 contes inédits écrits par les élèves. Bonne lecture !

Ce dixième conte a été écrit par Hanna et Victoria


L’orphelin perdu 

Il était une fois, un petit garçon de 7 ans nommé « Paul ». Il était orphelin, il n’avait pas connu ses parents et l’orphelinat lui disait qu’ils étaient morts. Mais, lui, pensait qu’ils étaient encore vivants. Son plus grand rêve était de les retrouver. D’ailleurs, il rêvait toujours de la même chose : le jour où ils seraient tous réunis. Quand ils les voyaient dans ses rêves, il imaginait son père plutôt grand, avec un long manteau, les cheveux châtains et les yeux bleus. Sa mère, blonde avec des yeux verts et des bottines. Lui-même était châtain, presque blond, aux yeux bleu-vert.

Un jour, Paul se dit qu’il en avait assez d’attendre, comme ça, sans rien faire. Ainsi, il décida de s’enfuir de cet orphelinat horrible pour retrouver ses parents. Mais ce n’était pas si facile de s’enfuir quand on le voulait car cet orphelinat n’était pas ordinaire : c’était un lieu horrible, semé de pièges et d’alarmes. Il décida donc de passer la nuit à élaborer un plan. Avant de s’enfuir, il prit des provisions et fit son sac. Malheureusement, dès qu’il franchit les barrières de l’orphelinat, toutes les alarmes se déclenchèrent. Il courut jusqu’à la sortie le plus vite possible puis il réussit à sortir et se cacha dans une forêt, pas très loin de l’orphelinat. Il avança et vit au loin une maison. Il décida d’aller voir. Il toqua à la porte et fut très étonné de voir qui ouvrit la porte. C’était une chèvre !!!

–  Euh… bonjour, dit Paul d’un air étonné et un peu timide.
–  Bonjour, répondit la chèvre avec un accent.
–  Euh… vous êtes une chèvre ?!, dit Paul.
–  Oui, pourquoi ça vous dérange ? répondit la chèvre.
–  Euh en fait, QUI ose me déranger pendant mon sommeil ?
Paul hésita à lui dire car il avait peur qu’elle le ramène à l’orphelinat, mais il finit par lui répondre :
– Bah en fait, je m’appelle Paul et je suis orphelin dans un orphelinat horrible. J’ai décidé de m’enfuir pour retrouver mes parents, sauf que j’ai déclenché l’alarme et je ne savais plus quoi faire, donc je me suis caché dans cette forêt et j’ai vu votre maison.
–  Euh…, la chèvre ne sait pas quoi dire.
«….», il y a un silence.
– Moi je m’appelle Albert.
– D’accord… !
– Bon… je vais boire un peu d’eau. Tu veux quelque chose ?
– Non ça va merci, répondit-il.

La chèvre alla chercher un verre d’eau. Quand elle revint, elle se mit à lui poser plein de questions.
– Et comment as-tu fait ? Et tu vas avoir des problèmes, non ?
– Je répondrai à vos questions plus tard, mais là j’ai besoin de vous pour m’aider à retrouver mes parents, je vous en prie.
-… Euh bah je sais pas.
– S’il vous plaît !
– Bon d’accord …

Albert et Paul firent connaissance, et Paul découvrit qu’Albert était très gentil. Ils devinrent amis. Paul dormit chez Albert. Le lendemain matin ils se mirent tout de suite au travail. Albert eut une idée pour trouver les parents de Paul.

– On n’a qu’à aller fouiller dans les documents de l’orphelinat pour savoir où ils sont !

– OUI !!! très bonne idée ! Mais comment ?

– Voila mon plan : je fais croire que je veux adopter un enfant, on trouve une diversion pour que je me retrouve seul dans le bureau et que je puisse chercher ! 

– Pour la diversion j’ai une idée, je vais demander à mes amis !

– Ils trouveront ne t’inquiète pas !

Après une bonne nuit de sommeil, Albert se rendit à l’orphelinat pour mettre en marche le plan. Comme Albert était dans le bureau avec le directeur, la voie était libre et Paul put s’infiltrer. Ses amis firent diversion. Enzo fit semblant de s’évanouir et Hugo alla chercher le directeur juste après que Paul soit parti. Il entra dans le bureau et dit au directeur qu’Enzo s’était évanouit, et le directeur accourut et laissa Albert seul dans la pièce. Albert alla chercher dans tous les tiroirs jusqu’à trouver les documents sur Paul. Une fois les documents trouvés, il sortit du bureau, courut à la sortie de l’orphelinat et alla rejoindre Paul. Tous deux se précipitèrent de rentrer pour inspecter les documents. Albert regarda les documents. Son visage devient pâle…. Paul lui demanda ce qu’il y avait, et Albert lui montra les documents. Il y avait écrit :

« Morts dans un accident de voiture. L’enfant nommé « Paul » a réussi à survivre. »

Paul était bouleversé. Il ne savait plus quoi faire, lui qui pensait qu’il avait une chance de les retrouver. Il ne savait plus quoi dire. Il fondit en larmes. Albert était triste pour lui et c’est là qu’il eut une idée, mais il ne voulut pas lui dire maintenant, car il se disait que s’il ne voulait pas, il serait encore plus effondré. Quand Paul se calma, Albert lui dit qu’il avait une idée mais qu’il avait le droit de refuser.

– Comme tu n’aimes pas cet orphelinat et que personne ne vous adopte, je me suis dit que moi je pourrais t’adopter, si tu es d’accord bien sûr !

Paul était si content qu’il n’avait pas les mots :
– Bah…. euh… je sais pas quoi dire….. BIEN SÛR !!!

Il se reprit :
– Oui mais après ce qui s’est passé, c’est-à-dire que je me suis enfui. Si ils voient que tu reviens avec moi, ils ne voudront jamais, et toi aussi tu auras des problèmes.
– Non car on va y retourner et je vais dire que je t’ai trouvé après être parti.
– Oui mais moi j’aurai des problèmes,et ils ne voudront pas que tu m’adoptes, dit Paul.
– Je pense que ça va les arranger que je t’adopte, dit Albert d’un air rieur.

Albert et Paul retournèrent donc à l’orphelinat et le directeur accepta qu’Albert adopte Paul et remercia Albert.

Depuis ce jour Albert et Paul étaient à la fois les meilleurs amis du monde et propriétaires d’un stand de fromage au marché. Oui, Paul aimait toujours autant le fromage !

Hanna & Victoria


Ces deux recueils sont disponibles et empruntables au CDI du collège, mais vous pouvez aussi les découvrir et les télécharger en suivant ce lien :
https://0931707a.esidoc.fr/site/bienvenue-sur-le-site-du-cdi/ca-s-est-passe-au-cdi


M. Leclerc

Administrateur du site du collège.

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