Une chanson autobiographique (pour les 3e)

Les classes 304 et 307, avec leur professeur de français M. Leclerc, étudient en ce début d’année la chanson France Culture d’Arnaud Fleurent-Didier, dans le cadre d’une séquence titrée « Raconter son monde, raconter sa vie », ayant pour thème central l’autobiographie.

Cette séquence est liée au thème du programme de français en troisième « Se raconter, se représenter », mais crée également un pont naturel avec les autres thèmes du programme « Visions poétiques du monde » et « Dénoncer les travers de la société ». L’auteur-compositeur-interprète y interroge, en effet, l’éducation qu’il a reçue de ses parents, non sans une certaine causticité…

L’étude de cette chanson, en classe, a également porté sur le titre et l’image de couverture de l’album qui contient cette chanson (elle en est précisément la première chanson) : La Reproduction.

Ce titre, « La reproduction », reposant sur un terme polysémique (c’est-à-dire portant plusieurs sens), peut se lire de plusieurs façons :

• L’auteur interrogeant l’éducation reçue de ses parents, il questionne donc sa venue au monde, et qualifie potentiellement de « reproduction » l’acte ayant conduit à sa conception. Un terme bien technique (plus volontiers utilisé en cours de SVT que de littérature…) pour désigner l’acte d’amour consistant à concevoir et élever un enfant…
(Nous n’avons pu nous empêcher de rapprocher cette idée avec la description de madame Thénardier, dans Les Misérables de Victor Hugo. Décrivant cette femme aux nombreux enfants dont elle s’occupe peu (et n’en connaissant même pas le nombre exact), l’auteur lâche cette phrase extraordinaire : « Elle était mère parce qu’elle était mammifère. »)

• Mais la reproduction, c’est aussi ce que nous refaisons à l’identique, sans création. Est-ce cela, l’éducation que nous recevons ? Apprendre sans comprendre ? Reproduire à l’infini, et sans finalité ? Si l’on pousse le raisonnement : est-on condamné à reproduire les erreurs de nos parents ? Ou, à l’inverse, est-on promis à reproduire leurs succès ?

• Enfin, il n’est pas contestable que l’auteur questionne profondément la notion de reproduction sociale : notre destin est-il tracé dès la naissance, en fonction de la catégorie socio-professionnelle de nos parents ? Quelle est la part de l’inné et de l’acquis dans la construction individuelle de chacun ? En fin de compte, sommes-nous libres d’être ce que nous sommes ? Avons-nous le choix de devenir ce que nous voulons être ?

Toutes ces questions, nous nous les sommes posées en classe. N’hésitez pas à vous les reposer en famille, et à en discuter chez vous, pour nourrir les débats…

Pour le lundi 27 septembre, les élèves de 304 et de 307 ont un travail rédactionnel à faire sur cette chanson : s’ils souhaitent utiliser la version clip en plus des paroles imprimées fournies par le professeur, ils la trouveront ci-dessous. Bon visionnage !


Et, pour télécharger le texte de la chanson :

M. Leclerc

Administrateur du site du collège.

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