La picachanson n°77 : À perte de vue

Pour la troisième année, sur le site du collège Picasso, chaque dimanche (ou presque), nous découvrirons une chanson. Parce que les chansons sont le reflet de leur époque, elles transmettent et perpétuent des images de leur monde, et, par leur universalité, offrent un pont naturel avec le nôtre. Nous aborderons ainsi des chansons de tous les styles et de toutes les époques, de tous les genres musicaux… mais toujours en lien avec l'actualité. L'actualité du monde, l'actualité du collège, l'actualité de nos vies. Alors ouvrez vos chakras, vos oreilles et vos cœurs : pour sa troisième saison, voici venir la picachanson !

La soixante-dix-septième picachanson vous emmène au fond de l’océan arctique, pour une chanson tournée vers… les bélugas. Ces baleines majestueuses, menacées d’extinction, sont emblématiques de la fragilité du monde animal face au réchauffement climatique dû à l’activité humaine. D’autant plus fragiles qu’elles sont grandes et massives, elles sont touchées de plein fouet par la pollution (notamment la pollution sonore, c’est-à-dire celle des bruits – qui se propagent dans l’océan sur des centaines de kilomètres). C’est la chanteuse Pomme qui s’engage pour cette cause, tout sauf anecdotique : « Il y a l’erreur qu’on fait depuis longtemps / De croire que les baleines ne pleurent pas », nous dit-elle. Pleurer, un réflexe essentiellement humain, n’est-ce pas… Et pourtant.

Le clip vidéo de la chanson, tourné en plan-séquence, avec un zoom arrière particulièrement évocateur, ne manquera pas de vous étonner et de vous émouvoir. Le regard de Pomme, planté dans le nôtre alors qu’elle nous apostrophe en nous tutoyant (« Comment te dire les choses ? »), est plus interpellant que jamais.

Bonne écoute, bonne picachanson, et à dimanche prochain.


À perte de vue
Pomme

Il y a des cœurs au fond de l'océan
Il y a l'erreur qu'on fait depuis longtemps (hmm)
De croire que les baleines ne pleurent pas

Comment parler de ça, sans briser ma voix ?
Comment te dire les choses ?
Le mal que l'on cause
Si je savais comment sauver les géants
De nos mains qui les tuent
À perte de vue
Ah-ah, ah-ah

Il y a ces corps comme des grands drapeaux blancs
Tous leurs efforts pour toucher le printemps (hmm)
Pour trouver la lumière, qu'on ne voit pas

Comment parler de ça, sans briser ma voix ?
Comment te dire les choses ?
Le mal que l'on cause
Si je savais comment sauver les géants
De nos mains qui les tuent
À perte de vue
Ah-ah, ah-ah

Il y a le sort qu'on défie en riant
Oui, c'est d'accord pour toujours faire semblant (hmm)
De croire que les baleines ne pleurent pas
Quand sous leurs yeux s'éteignent les bélugas

M. Leclerc

Administrateur du site du collège.

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