La picachanson n°70 : San Francisco

Pour la troisième année, sur le site du collège Picasso, chaque dimanche (ou presque), nous découvrirons une chanson. Parce que les chansons sont le reflet de leur époque, elles transmettent et perpétuent des images de leur monde, et, par leur universalité, offrent un pont naturel avec le nôtre. Nous aborderons ainsi des chansons de tous les styles et de toutes les époques, de tous les genres musicaux… mais toujours en lien avec l'actualité. L'actualité du monde, l'actualité du collège, l'actualité de nos vies. Alors ouvrez vos chakras, vos oreilles et vos cœurs : pour sa troisième saison, voici venir la picachanson !

La soixante-dixième picachanson nous replonge 55 ans en arrière, dans cette année 1967 qui connut un incroyable moment pour la musique mondiale et même la société, ce qu’on appela le Summer of love (« l’été de l’amour », rien que ça). Le (déjà) légendaire album des Beatles Sergent Pepper’s Lonely Heart Club Band était sorti le 1er juin 1967, ayant donné le coup d’envoi médiatique d’une immense vague culturelle (ou plutôt : contre-culturelle) autour du mouvement hippie. Issus en grande partie de la jeunesse nombreuse du baby boom de l’après-guerre les hippies, pour résumer, rejetaient les valeurs traditionnelles, le mode de vie de la génération de leurs parents et la société de consommation (c’est ainsi, en tout cas, que le résume la page wikipedia consacrée à ce mouvement). Les États-Unis étaient en pleine guerre du Vietnam, et la jeunesse du monde entier se sentait l’âme libre. L’épicentre du mouvement se trouvait à San Francisco, ville américaine de Californie.

C’est donc à San Francisco, en juin et juillet 1967, dans le quartier de Haight-Ashbury que des milliers de jeunes du monde entier se réunirent librement pour d’immenses concerts et une expérience sociale collective et collégiale, abolissant les lois, l’argent, la hiérarchie, les normes… bravant tous les interdits.

Saisi par l’expérience vécue, John Phillips, le leader du groupe The Mamas & The Papas, écrit en vingt minutes les paroles d’une chanson simplement nommé San Francisco, et voici donc notre picachanson, finalement interprétée par le chanteur américain Scott McKenzie. Il l’interpréta au Festival international de musique de Monterey au mois de juin 67, le premier grand festival de rock dans le monde, auquel assistèrent plus de 200 000 personnes. Mais San Francisco devint rapidement un tube. Avec ses paroles naïves mais universelles, la chanson est devenue l’emblème de ce summer of love, un hymne à la liberté, à l’évasion, à la non-violence. « If you’re going to San Francisco / Be sure to wear some flowers in your hair / If you’re going to San Francisco / You’re gonna meet some gentle people there » : « Si tu viens à San Francisco, assure-toi de porter des fleurs dans les cheveux, Si tu viens à San Francisco, attends-toi d’y trouver des gens bienveillants. »

Bonne picachanson, bon voyage à ceux qui découvrent cet endroit ou cette époque et à dimanche prochain pour une nouvelle picachanson.


San Francisco
Chantée par Scott McKenzie, écrite et composée par John Philips

If you're going to San Francisco
Be sure to wear some flowers in your hair
If you're going to San Francisco
You're gonna meet some gentle people there

For those who come to San Francisco
Summertime will be a love-in there
In the streets of San Francisco
Gentle people with flowers in their hair

All across the nation
Such a strange vibration
People in motion
There's a whole generation
With a new explanation
People in motion
People in motion

For those who come to San Francisco
Be sure to wear some flowers in your hair
If you come to San Francisco
Summertime will be a love-in there

If you come to San Francisco
Summertime will be a love – in there

M. Leclerc

Administrateur du site du collège.

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