La picachanson n°58 : Si c’était le dernier

En cette année picassienne 2021-2022, nous vous proposons de continuer ensemble l'œuvre débutée l'année dernière : chaque dimanche (ou presque), nous découvrirons une chanson. Parce que les chansons sont le reflet de leur époque, elles transmettent et perpétuent des images de leur monde, et, par leur universalité, offrent un pont naturel avec le nôtre. Nous aborderons ainsi des chansons de tous les styles et de toutes les époques, de tous les genres musicaux… mais toujours en lien avec l'actualité. L'actualité du monde, l'actualité du collège, l'actualité de nos vies. Aussi, ouvrez vos chakras, vos oreilles et vos cœurs : pour sa deuxième saison, voici venir la picachanson !

Le rap est sans doute le genre le moins utilisé dans cette rubrique picachansonesque, et il n’est que temps de rattraper notre retard… La cinquante-huitième picachanson est dédiée à une chanson de Diam’s, sortie en 2009 : Si c’était le dernier. Précisément, ce titre en forme de question (même sans le point d’interrogation) reflète une réelle interrogation de la chanteuse : il s’agit du dernier morceau du quatrième album de Diam’s et celle-ci se demande réellement, alors, si cet album sera le dernier de sa carrière. Et d’ailleurs ce sera le cas : après cet album, Diam’s rangera les voiles et rentrera au port. De manière générale, l’artiste n’a jamais que deux solutions pour aborder son art : jeter l’ancre ou larguer les amarres.

Ainsi, après des décennies de chanteurs et chanteuses ayant procédé à d’innombrables « tournées d’adieux » et revenant systématiquement sur leurs décisions (Charles Aznavour, Elton John, Eddy Mitchell, Sheila, les Rolling Stones…), Diam’s, elle a pris une décision réelle, et s’y est tenu.

D’ailleurs, ce quatrième et dernier album portait un nom sans équivoque : S.O.S. (ce code de trois lettres utilisé en langage morse, servant d’appel à l’aide, de manière universelle).

La couverture de l’album S.O.S. de Diam’s. Nous vous laissons décrypter ses innombrables significations…

Dans cette chanson, Diam’s, ou plutôt Mélanie (car c’est son vrai nom, Mélanie Georgiades) nous raconte donc comment et pourquoi elle met fin à sa carrière, en forme d’autobiographie. Dès le premier quatrain, elle brouille les pistes sur son âge, comme si les années de célébrité avaient compté double ou triple… Elle détaille ensuite ses « blessures » et « cicatrices », avec moult métaphores qui semblent souvent décrire la réalité de sa carrière et de sa vie. Sont évoquées, de manière implicite ou explicite, l’enfance tourmentée, l’amour d’une mère, les violences (du compagnon, du show-business, de la vie), la célébrité, la réussite, la déchéance et le retour en grâce. Mélanie nous conte par le menu son passage en hôpital psychiatrique, son addiction aux médicaments, son rapport aux médias, au public, à l’intimité. Son rapport au monde. Aux autres. À la vie. À la mort. Au rap.

Revenons sur ces quatre dernières notions : les autres, la vie, la mort – et enfin le rap.

Dans son approche des autres, de la vie et de la mort, celle-ci définie comme la fin d’un soi possiblement fantasmé (la Diam’s laissant place à Mélanie ; la vie starifiée laissant place à la vraie vie), Diam’s est dans une approche typiquement heidegerienne du monde, telle que Martin Heidegger, philosophe allemand du XXe siècle, la définissait dans son œuvre majeure, « Etre et temps » (1927). Il y développait le concept de « dasein », ce qu’on pourrait appeler l’être (pourquoi pas : « l’âme »). Pour Heidegger, la « déchéance du Dasein » désigne l’abandon par l’homme de cette qualité singulière qui est la sienne de pouvoir penser par lui-même. Il préfère, par facilité et par lâcheté, se fondre dans le discours, les choix et les normes anonymes du on. Ce « on », c’est une globalité floue qui nous englobe tous, et qui désigne tellement bien cette foule glorifiante dont parle Diam’s, vous ne trouvez pas ? Et Heidegger décrit précisément cette dictature du « on », qui ôte au dasein sa propre identité, et l’empêche d’être lui-même. Heidegger parle « d’impropriété », au sens où l’être ne s’appartiendrait plus… Ainsi, nous ne serions jamais nous-même tant que nous vivrions sous le regard des autres… Cela ne résumerait-il pas parfaitement la chanson de Diam’s (Pardon, de Mélanie), qui déclarerait vouloir renoncer à son statut de star pour retrouver une vie authentique ?

D’Heidegger à Diam’s, les mêmes interrogations, avec un style différent…

Mais Heidegger crée également le concept d’ « être-vers-la-mort ». Pour Heidegger, l’être ne prend conscience de l’importance de sa vie qu’en s’appropriant la conscience de la finalité de celle-ci (le mot « finalité » pouvant être compris dans ses deux sens : le but et la fin). Autrement dit : l’homme ne devient (paradoxalement) vivant qu’en acceptant l’idée de la mort. Ainsi la prise de conscience par l’homme de sa propre mort, de son « pouvoir-mourir », est de nature à lui permettre de se libérer de la puissance du « on », du bon sens et de l’opinion générale, pour enfin s’assumer tel qu’il est. Ainsi, dans la dernière minute de la chanson (la dernière minute de sa carrière musicale !), Diam’s se demande successivement ce qu’elle ferait si c’était son dernier titre (et ce fut effectivement le dernier), son dernier coup de gueule, sa dernière rime, sa dernière soirée, son dernier je t’aime, son dernier câlin, son dernier regard… Elle conçoit la valeur de la vie par sa finittude : tout devient plus précieux quand on risque de ne plus pouvoir le faire…

Elle imagine enfin que la mort vient lui parler, restaurant l’allégorie ultime de la faucheuse ou rappelant même la plénitude des angoisses baudelairiennes (« L’angoisse atroce, despotique / Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir. ») Dans ce rapport direct à la mort, c’est évidemment une certaine résilience qu’il faut y lire, la sérénité non comme un fatalisme, mais comme l’optimisme démesuré ce celle qui aborde la suite de sa vie avec sagesse.

Ce dialogue final avec la mort rappelle les nombreuses apostrophes ponctuant la chanson : l’autrice interpelle directement ses auditeurs, en les tutoyant et en les impliquant personnellement : « qu’est ce que t’aurais fais si t’étais Diam’s ? » ; « qu’est ce que t’aurais fais, qu’est ce que t’aurais fais ? », et se comparant systématiquement à son public, au moyen de parallélismes appuyés : « J’ai sombré, tu l’auras compris » (notez qu’elle parle d’elle-même au passé composé, comme si elle n’existait déjà plus – mais le public, lui, a le droit au futur, le temps de tous les espoirs). Mais Diams ne se contente pas d’apostropher l’auditeur et la mort, elle se tutoie aussi elle-même, comme si elle se détachait de son propre être : « quand tu chantes, petite banlieusarde ». Dans cette auto-apostrophe, l’autrice procède-t-elle à une mise à distance, ou au contraire fait-elle le deuil de son être public ? En renonçant à être quelqu’un d’autre, elle revient enfin à elle…

Si c’était le dernier n’est pas une chanson désespérée, ni résignée, ni triste, ni amère. Rejoignant les conclusions d’Heidegger, elle prend au contraire appui sur sa compréhension de la finittude de la vie pour en accepter la conclusion avec espoir : renoncer à ce qu’on est devenu, pour retrouver ce qu’on est réellement. Pour Diam’s, pour se retrouver elle-même, la conclusion est simple : elle doit renoncer au rap. Mais ce renoncement n’est qu’une renaissance, et il ne pouvait s’exprimer que dans une explosion. Il en résulte une chanson de dix minutes, au flow ininterrompu, sans refrain, sans gimmick, sans fard. C’est fini : on ne joue plus. On vit.

Bonne écoute, et à dimanche prochain.


Si c'était le dernier
Diam's

(je rappe, je rappe je rappe)
(je rappe, je rappe je rappe)
(je rappe, je rappe je rappe)

À l'approche de la trentaine j'appréhende la cinquantaine
Mais seul dieu sait si je passerais la vingtaine
Mon avenir et mes rêves sont donc entre parenthèses
À l'heure actuelle j'ai mis mes cicatrices en quarantaine

J'écris ce titre comme une fin de carrière
Je suis venu j'ai vu j'ai vaincu puis j'ai fais marche arrière
S'il était mon dernier morceau j'aimerais qu'on se souvienne
Que derrière mes balafres se cachait une reine

Voici mon mea culpa mon Mel ne coule pas non
Et si lerRimmel coule sache que mon cœur ne doute pas
Je suis entière et passionnée rêve d'amour passionnel
Et toi mon cœur, S.O.S, est-ce que tu m'aimes ?

J'ai vu le monde sous toutes ses coutures
Avide de point de suture
À l'usure elles m'ont eues, ouais mes putains de blessures
Je vis en marche de ce monde depuis que j'ai goûté l'enfer
Qu'il fait sombre tout en bas quand t'es perdue sans lanternes

J'ai posé un genou à terre en fin d'année 2007
On m'a dit Mel', soit on t'interne soit on t'enterr
Qui l'aurais cru moi la guerrière j'ai pris une balle en pleine tête
Une balle dans le moral il parait que j'ai pété un câble

Paraît que j'ai fais dix pas vers dieu depuis que j'ai sombré
Paraîtrait même que je vais mieux depuis qu'on m'a laissé tomber
Car c'est comme ça dans la vie quand tout va bien t'as plein d'amis
Puis quand t'éteins t'entends une voix qui dit "t'es seule, Mélanie"

Relève toi pour ta mère au moins fais-le pour elle
Relève toi pour tes frères et sœurs qui aiment tes poèmes
Et font "hoyo" le soir dans les salles
"Hoyoyoyo" quand tu chantes, petite banlieusarde

T'entends une voix qui te dit "bats-toi au moins pour lui"
C'est p't'être l'homme de ta vie, peut-être le père de ta fille
Et puis la voix se fait rare et tu t'écroules
Y a plus de MTV Award à l'hôpital pour t'aider quand tu coules

Car je l'avoue ouais c'est vrai j'ai fait un tour chez les dingues
Là où le bonheur se trouve dans des cachetons ou des seringues
Là où t'es rien qu'un malade, rien qu'une putain d'ordonnance
Au Vesinay, à Saint-Anne t'as p't'être croisé mon ambulance

J'ai vu des psys se prendre pour dieu prétendant lire dans mon cœur
Là-bas, là où les yeux se révulsent après 21 heures
Seule dans ta chambre quand faut se battre tu déchantes
Ces putains de médocs sont venues me couper les jambes

Au fil du temps sont venus me griller les neurones
Ces charlatans de psys on bien vu briller mes euros
Tous des menteurs, tous des trafiquants d'espoir
C'est juste que j'avais un trop grand cœur pour un avenir trop illusoire

Prenez ce titre comme un pavé dans la gueule ou dans la marre
Vous n'arrêterez pas mes coups de cœur avec du Loxapac
Anti-psychotique, antidépresseur, anti anti
Normal que vous soyez folle vous êtes trop gentille-gentille

En vrai je suis comme tout le monde mi-sagesse, mi-colère
Eux m'ont dit vous êtes malade à vie vous êtes bipolaire
Moi j'y ai cru comme une conne alors j'ai gobé
Vu de quoi calmer mon cœur au fond d'un gobelet

Le visage marqué par mes démons ouais j'ai pété les plombs
C'est fou comme y a du monde qui t'aime quand tu vas taper le fond
Ils sont heureux quand tu t'écroules car tout un coup ils se sentent forts
Mais quand je faisais jumper les foules eux ils étaient morts

Ouais ils étaient mort de jalousie donc heureux que Diam's crève
Et quand bien même ce fut vrai Mélanie se relève
Aujourd'hui Mélanie plane j'appelle ça ma renaissance
Quand mon ventre est plein j'ai le cœur plein de reconnaissance

Au final c'est toujours les mêmes toujours les vrais qui me soutiennent
Ceux-là même qui m'aiment, que je pleure de rire ou de peine
J'écris ce titre comme si c'était le dernier de ma vie
Besoin de cracher ce que j'ai à dire besoin de te raconter ma crise

À l'heure qu'il est ici-bas si je jure que je vais bien
C'est que tout le temps derrière moi tu peux croiser Sébastien
Laisse-moi rendre hommage a ceux et celles qui m'encouragent
Les seuls qui peuvent prétendre faire partie de mon entourage

Un jour j'ai changé de phone sans prévenir personne
Et là j'ai vu ceux qui ont cherché des nouvelles de ma pomme
Souvent je me dis à ma place qu'est ce que t'aurais fais si t'étais Diam's ?
T'aurais fais péter le champagne ou tenté de t'acheter des lames ?

T'aurais profité de ta gloire pour snober ton public ?
Ou comprendre qu'avec ta gouaille tu pouvais aider l'Afrique ?
Dis-moi t'aurais fais quoi si t'étais moi ?
Est-ce que t'aurais tout claqué dans la soie ou vaqué dans le noir dis-moi ?

Qu'est-ce que t'aurais fait ? Qu'est-ce t'aurais fait ?
Quand pour un simple crochet tout le monde t'intente un procès?
Qu'est ce que t'aurais fait ? Acheter un plus grand plasma ?
Impossible vu que chez moi j'ai déjà un cinéma

Ils sont mignons, à les entendre faudrait ressembler à tous le monde
Je t'explique je ne suis pas aux normes tu le sais je suis trop ronde
T'aurais fait quoi si t'étais moi ? T'aurais arrêté le rap?
Faut avouer que dans ce milieu y a peu de relations durables

T'aurais fais quoi si c'était ton dernier show ?
Réclamer des millions d'euros ou réclamer des, des, des
Voici ce que je réclame,
Pas que le public m'acclame

Mais qu'il chante avec moi nos douleurs communes
On est pareils vous et moi on fait péter le volume
J'entends rien je suis sourde quand les connards jactent
Quand les médias me traquent pour savoir ce que je cache

Je leur ai donné ma plume ils ont voulu ma main
Je leur en ai tendu une puis ils ont connu mon poing
Je suis rappeuse pas chanteuse hé qu'on s'entende bien
Je suis hargneuse pas chanceuse donc je ne vous dois rien

Je suis gentille moi je m'énerve rarement
Mais respecte-toi et on te respectera m'a dit ma maman
J'ai les regards qui bataillent pour sortir du noir
Ils ne connaissent pas la taille des problèmes que t'apporte la gloire

Une épée de Damoclès au dessus de la tête
On ne sort jamais indemne de la réussite ou de la tess
Pire encore quand t'as pas de frère de père et que t'es seule
À calmer ton seum pour éviter de sortir un gun

Plus je connais les hommes plus je risque de faire de la taule
Donc moins je côtoie de monde et moins je compte d'hématomes
J'aspire à être une femme exemplaire je l'avoue
Pas pour autant que si tu me tapes je tendrais l'autre joue

Non j'ai le sang chaud sans substance caribéenne
J'ai juste un ego et une rage méditerranéenne
Je suis juste la progéniture d'une sacrée guerrière
Je suis la fille d'une armure, la grand-mère du rap français

Aujourd'hui je suis en paix donc je peux aider
Plaider coupable si toutefois j'ai entraîné des gens dans le pêcher
Quand je parlais de suicide ou de mes soucis
C'est comme si je n'avais pas saisi pourquoi on s'acharnait à vivre

Ouais je sais ce que c'est d'être vide rien que des rides
Plus de larmes plus de rire plus de rage au bide
Plus rien qu'y puisse de poster tu gobes pour te débloquer
Mais ton mal être n'est pas guéri t'es juste droguée

Solidaire envers les dépressifs
Solidaire car aucun être humain sur terre ne pourra vous porter secours
Cherche la paix au fond de toi-même
Je sais que t'aimerais qu'on te libère,
qu'on te comprenne quand tu saignes
Et que la vie n'a plus de goût

Faut savoir qu'à l'hôpital j'ai comme perdu la mémoire
Donc du passé je ne garde que ce qui m'a donné espoir
Je comprends le monde maintenant, je comprends les cons
Enfin de compte on aura tous à rendre des comptes

Alors je m'empresse d'être une fille aimante
Envers celle qui m'a porté plus de 8 mois dans son ventre
Elle qui a souffert le martyr le jour de l'accouchement
Mérite bien que je la couvre de bisous et de diamants

Ouais je m'empresse d'être une adulte pour aider mes petites sœurs
Même si dans le tour bus je ressemble plus à Peter
J'aime le speed et l'attente la droiture et la pente
Car je suis le gun et la tempe

Dès que je rappe car je ne parle plus trop
Voici un ego trip très gros ouais voici mon plus beau titre
J'ai pris la locomotive en pleine course
Émotive, j'ai pris la connerie humaine en pleine bouche

Je suis trop fragile pour ce monde, donc
Parfois je me barre et si toutefois je tombe, ben je me relève et me bats
Y a pas de place pour les faibles la vie est une lutte
Tu veux devenir célèbre? Sache que la vie de star est une pute

Elle te sucre ta thune, te sucre tes valeurs
T'éloigne de la lune dans des soirées VIP sans saveur
Considère moi comme une traître j'ai infiltré le système
Aujourd'hui je suis prête à me défendre que sur scène

Et peu importe si je vends beaucoup moins de disques, ouais
Je prends le risque de m'éloigner de ce buis' ouais ouais
Je veux redevenir quelqu'un de normal
Qui se balade sans avoir 10 000 flashes dans la ganache

Je suis trop simple pour eux
J'aime pas les strass moi
Tu veux savoir qui j'embrasse? Mais vas-y casse-toi
Laisse moi vivre pépère, laisse-moi rester simple
Laisse, pas besoin de devenir célèbre pour rester humble

En manque d'amour j'ai couru après la reconnaissance puis moi
Le petit bijou, j'ai côtoyé l'indécence
J'écris ce titre comme si j'étais toujours en bas
Besoin de cracher mes tripes
Ouais, besoin de te conter mes combats

Je suis guérie grâce à dieu j'ai retrouvé la vue
J'ai péri mais j'ai prié donc j'ai retrouvé ma plume
Moi qui ai passée 2008 sans écrire un texte
J'ai retrouvé mon équipe et l'amour des kilomètres

J'ai sombré tu l'auras compris donc tout s'explique
Le pourquoi de mon repli de mes voyages en Afrique
Oui j'ai compris que j'avais un cœur mais pas que pour mourir
Que là-bas j'avais des frères , des sœurs, des enfants à nourrir

Que toute cette gloire est utile si elle peut servir
À sortir du noir tout plein de petits qui rêve de grandir
Ma plus grande fierté n'est pas d'être française résidente
Mais d'être à la base d'un projet dont je suis présidente

C'est maintenant que ça commence
Maintenant que ça tourne
Je joue à rôle de contenance du Sénégal au Cameroun
En 2009 j'ai fais un tour en Algérie, au Mali, au Maroc
En Côte d'Ivoire, au Gabon, en Tunisie

J'espère bien qu'avec le temps on aidera des hommes
À prendre soin des enfants de Madagascar aux Comores
C'est parti pour toute la vie si dieu me le permet
Elle était terne cette fille elle était triste et fermée

T'en sauras plus si tu guettes les news sur internet
Avant la big up fondation c'est le big up project
Si c'était mon dernier album j'aimerais que l'on sache
Que mon public est bénévole quand il l'achète dans les bacs

Moi avec l'argent du peuple je veux devenir sauveur
Donc si il faut donner l'exemple je suis le premier donateur
Si c'était mon dernier concert
J'aimerais que la scène me permette de véhiculer un message personnel

Oui j'aimerais que mon public sache que je l'aime
Perdue dans mes problèmes comme j'ai eu peur de vous perdre

Et si c'était mon dernier titre
J'aimerais que l'on garde de moi
L'image d'une fille qui rêvait d'être reine auprès du roi

Si c'était mon dernier coup de gueule j'accuserais la France
Elle qui payera sa répression quand elle perdra ses enfants

Si c'était ma dernière rime je rapperais comme personne
Car aujourd'hui je préfère vivre et donner du courage aux hommes

Si c'était ma dernière soirée je verrais mes amis
Je ferais un gâteau tout foiré pour qu'ils me vannent toute la nuit

Si c'était mon dernier je t'aime je te dirais S.O.S
Trouveras-tu la bouteille que j'ai jeté dans la Seine

Si c'était mon dernier câlin je le donnerais à ma mère
Et lui dirais que j'étais bien que c'était aussi bien sans père

Si c'était mon dernier regard il viserait la lune
Elle qui a éclairé ma plume, éclairé mes lectures

Et si la mort venait me dire « il ne te reste que 20 minutes »
Ben j'aurais souhaité la paix
Et j'aurais rappé 10 minutes

M. Leclerc

Administrateur du site du collège.

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