Incipit… hourra ! n°32 : La vie devant soi

Chaque semaine picassienne commence avec un « incipit », c'est-à-dire le début d'un livre. Chaque lundi, pour bien commencer la semaine, retrouvez donc le début d’un roman, d’une pièce de théâtre, d’un conte, d’une poésie… Tout ce qui fait mouche d’emblée et scotche le lecteur ! C’est la rubrique Incipit… hourra !, exclusivement sur le PicaBlog du Collège Pablo Picasso.

Cette semaine, découvrons ensemble les premières lignes de La vie devant soi, roman de Romain Gary (publié sous le pseudonyme Émile Ajar). Ce roman a obtenu le prix Goncourt à sa sortie, en 1975. C’est un cas unique de l’histoire de la littérature, car Romain Gary avait déjà gagné le prix Goncourt, en 1956, pour Les racines du ciel, et le règlement de ce prix ne permet pas de l’attribuer deux fois au même auteur. Ce n’est qu’à la mort de Romain Gary, en 1981, qu’on apprendra la mystification. Comme le Phénix, Gary avait réussi à renaître de ses cendres…


La première chose que je peux vous dire c’est qu’on habitait au sixième à pied et que pour Madame Rosa, avec tous ces kilos qu’elle portait sur elle et seulement deux jambes, c’était une vraie source de vie quotidienne, avec tous les soucis et les peines.

Elle nous le rappelait chaque fois qu’elle ne se plaignait pas d’autre part, car elle était également juive. Sa santé n’était pas bonne non plus et je peux vous dire aussi dès le début que c’était une femme qui aurait mérité un ascenseur.


M. Leclerc

Administrateur du site du collège.

Vous aimerez aussi...

Thank you for your upload