Incipit, hourra ! n°29 : Zazie dans le métro

Chaque semaine picassienne commence avec un « incipit », c'est-à-dire le début d'un livre. Chaque lundi, pour bien commencer la semaine, retrouvez donc le début d’un roman, d’une pièce de théâtre, d’un conte, d’une poésie… Tout ce qui fait mouche d’emblée et scotche le lecteur ! C’est la rubrique Incipit… hourra !, exclusivement sur le PicaBlog du Collège Pablo Picasso.

Cette semaine, découvrons ensemble les premières lignes du roman Zazie dans le métro, de Raymond Queneau.


Doukipudonktan, se demanda Gabriel excédé. Pas possible, ils se nettoient jamais. Dans le journal, on dit qu’il y a pas onze pour cent des appartements à Paris qui ont des salles de bain, ça m’étonne pas, mais on peut se laver sans. Tous ceux-là qui m’entourent, ils doivent pas faire de grands efforts. D’un autre côté, c’est tout de même pas un choix parmi les plus crasseux de Paris. Y a pas de raison. C’est le hasard qui les a réunis. On peut pas supposer que les gens qui attendent à la gare d’Austerlitz sentent plus mauvais que ceux qu’attendent à la gare de Lyon. Non vraiment, y a pas de raison. Tout de même quelle odeur.


M. Leclerc

Administrateur du site du collège.

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